Et 6 ça conte !
Spectacle musical de contes
Ce
spectacle est l’occasion d’une rencontre poétique
entre les mots et la musique. Il est issu du travail conjoint de deux
metteurs en scène, d’une chorégraphe, de trois comédiennes
et de deux musiciens. Comédiens et musiciens présents
sur scène ne forment pas deux entités séparées
l’une de l’autre mais un groupe uni qui utilise tout le
potentiel des instruments et des corps pour suggérer une autre
perception du conte. Ensemble ils jouent les personnages qui apparaissent
au cours du récit et se jouent des conventions : la musique se
fait parfois narration tandis que les voix explorent la musicalité
du texte.
Les représentations peuvent avoir lieu dans divers espaces, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur (jardins, places publiques, bords de mer…). Il n’y a aucun décor particulier. Seuls quelques objets lumineux et un tabouret sont présents sur scène. Il suffit de rassembler le public autour des interprètes et le lieu devient alors l’espace imaginaire que le spectateur évoque et convoque. En simplifiant au maximum le dispositif scénique, et en rendant les éclairages autonomes à l’intérieur du spectacle, nous cherchons à préserver la tradition de simplicité et d’oralité qui définit universellement le conte, avec tout le bonheur qu’il y a à ressaisir les ombres d’un plaisir disparu, celui des joies de l’enfance.
La musique est aussi une des formes du jeu, une autre part du rêve. Elle a été entièrement composée par les musiciens pour cette création. Par un travail sur le hasard, familier de la musique contemporaine et du jazz, les musiciens donnent au spectacle le caractère de dialogue qui est l’objet de notre recherche. Violoncelle, flûte, et voix offrent au texte un écrin non seulement sonore mais aussi visuel.
Ce
spectacle composé en deux parties propose un voyage à
travers : les contes lumineux et les contes obscurs.
Les contes lumineux
Le premier volet de ce spectacle rassemble les interprètes autour de quatre textes d’Henri Gougaud. Les personnages évoluent ici au fil des contes sous l’aspect d’une famille peu ordinaire où la figure de la femme prédomine. Cet univers poétique et parfois déjanté reste cependant lumineux : depuis la création du monde jusqu’à l’histoire de Yakoub le conteur, en passant par le désert et la foire du Trône, cette première partie nous invite à fêter la vie et à célébrer l’amour du monde.
Les contes obscurs
Cette année nous mettons en chantier la seconde partie de notre diptyque : les contes obscurs à partir de l’œuvre de Marcel Schwob.
Ces contes, « guides malicieux et immoraux qui déstabilisent le sens de l’orientation et la confiance du public » selon H.C Andersen, sont des histoires inquiétantes qui explorent les lieux de l’obscur et du refoulé. S’ils nous fascinent, c’est parce que dans les décors convenus du Merveilleux, ils murmurent des vérités inébranlables. Le désir, la guerre, la mort, l’absence de Dieu, la soif de connaissances, la beauté y sont interrogés le plus simplement du monde. Et telle la jeune fille dans Barbe Bleu, il nous faut absolument ouvrir la chambre interdite.
Cette seconde partie est créée avec la même équipe d’actrices et de musiciens, et nous avons choisi, alors que dans les contes lumineux les instruments étaient acoustiques, d’infliger un traitement électronique aux sons de ses mêmes instruments.
