Rencontre avec Sylvain Creuzevault

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Sorties théâtre et rencontre

En janvier, les élèves de la Cie Maritime sont allés voir au Centre National Dramatique Les Treize vents les deux spectacles de Sylvain Creuzevault à partir de Dostoievski : Les Frères Karamazov et Le Grand Inquisiteur. L’équipe est ensuite venue les rencontrer au sein de l’école professionnelle !

 » C’est contre lui-même que Sylvain Creuzevault a entrepris, il y a quelques années, de monter tout Dostoïevski. Ou, en tout cas, contre une tradition socialiste dont il avait théâtralisé les fondements dans ses pièces précédentes (Notre terreurLe Capital et son singe), et dont le romancier russe fut un impitoyable adversaire. Dans quel but ? Faire un tour du côté de l’ennemi ? Lui jouer un sale tour ? Quoi qu’il en soit, on retraverse ici les sources sombres de toute construction sociale, on touche au nœud de croyances et de faux-semblants qui les hantent, à la croisée des Lumières et de la Foi. Car Dostoïevski fut, dans ces œuvres, un grand joueur. Avec ses Karamazov et son Grand Inquisiteur, c’est à un terrible carnaval politique qu’il nous invite, entre grande pensée et grand guignol, prenant lui aussi le risque, dans un sourire, de jouer contre lui-même. » 

Sylvain Creuzevault

Cofondateur du groupe D’ores et déjà, Sylvain Creuzevault signe sa première mise en scène en 2003 (Les Mains bleues de Larry Tremblay), puis monte en 2005 Visage de feu de Marius von Mayenburg. À l’Odéon, il participe à la création de Fœtus, dans le cadre du festival Berthier’06, puis met en scène Baal de Brecht (2006, dans le cadre du Festival d’Automne à Paris).
Le père tralalère, créé au Théâtre-Studio d’Alfortville en 2007, est repris à la Colline, où Creuzevault met en scène Notre terreur (2009). Il travaille au Deutsches Schauspielhaus (Hambourg 2009) où il crée La Mission de Müller. Viennent ensuite à la Colline, toujours dans le cadre du Festival d’Automne à Paris, Le Capital et son Singe (2014 et 2016), Angelus Novus AntiFaust (créé au Théâtre national de Strasbourg). En 2018, après avoir adapté Les Démons de Dostoïevski (Odéon), il a monté Les Tourmentes, d’après Mallarmé et Jack London (MC93 Bobigny), ainsi qu’une nouvelle version du travail sur Marx, Banquet Capital. Il retrouve Dostoïevski avec L’Adolescent (Odéon, 2019, festival des écoles du théâtre public). Le romancier russe lui inspire également Le Grand Inquisiteur, présenté à l’Odéon (2020).
En 2021, il fonde les Conseils Arlequins, École du Parti. Cette école oriente son travail pédagogique sur la formation de l’acteur autour de l’œuvre L’Esthétique de la résistance de Peter Weiss. Les premiers travaux seront présentés au cours de la saison 22/23, entre autres le spectacle de sortie du groupe 47 de l’école du Théâtre national de Strasbourg.
Sylvain Creuzevault est artiste associé de l’Odéon-Théâtre de l’Europe depuis 2016.

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